Préparer sa soutenance

Dernière mise à jour : 26 févr.

Ça y est, vous avez rendu votre écrit ? Super ! Vous devez vous sentir plus léger ! :)

C’est presque terminé, mais pas tout à fait ! On reste concentré ! Il ne faut pas sous-estimer l’importance de cette dernière ligne droite. Une soutenance se prépare (plutôt deux fois qu’une d’ailleurs).

Dans cet article, je vous rappelle les points essentiels pour vous préparer au mieux !

Bonne lecture et si vous avez des questions, n’hésitez pas !


Petits rappels sur la soutenance

Elle se déroule en présence d’un jury (composé d’au moins deux personnes) qui a pris connaissance, lu et/ou corrigé votre manuscrit.

La durée d’une soutenance est variable ! Cela dépend de l’établissement dans lequel vous êtes inscrit ! Normalement, cette information figure dans le document remis par votre UFR en début d’année. Si ce n’est pas le cas, n’oubliez pas de poser cette question lors du rendu de votre écrit, afin de vous préparer le mieux possible !


Les attentes du jury

Lorsque vous parlez (un tiers ou la moitié du temps que dure votre soutenance), vous devez présenter votre travail de recherche et exposer les réponses à votre problématique. Surtout, ce que l’on attend de vous c’est une ouverture et un approfondissement de votre réflexion (apporter des informations complémentaires, nouvelles, liées à l’actualité) ! En aucun cas, il ne faut résumer le contenu de votre écrit (les membres du jury l’ont lu !). Dégagez l’essentiel, les éléments importants ! Prenez du recul sur votre travail et présentez-le d’un point de vue critique, sous un angle nouveau par rapport à l’écrit.

Voici un petit rappel des points à aborder :

  • Présentation (très succincte) de votre parcours, de vos expériences professionnelles.

  • Sujet du mémoire, problématique et hypothèses de travail.

  • Présentez et argumentez votre méthodologie (dispositif de recherche, collecte et analyse des données).

  • Présentez un point particulier (en justifiant son intérêt).

  • Présentez vos conclusions et les nouvelles interrogations (nouvelles idées et nouvelles pistes à exploiter) qui se posent à l’issue de votre travail. Réalisez un bilan personnel par rapport à l’articulation entre votre mémoire et votre expérience professionnelle ou votre projet professionnel.

  • Apportez des informations complémentaires nouvelles ou « confidentielles » (celles qui ne pouvaient pas forcément être rédigées).

Le reste du temps est dédié à un échange sur votre travail (méthodologie employée, outils, contenu de votre réflexion, conclusion). Vous devez répondre aux questions, argumenter, faire preuve d’écoute et de recul. Montrez que vous maîtrisez votre sujet sur le bout des doigts, que vous avez bien appréhendé les concepts et que vous êtes capable de réfléchir à d’autres questionnements.


Aborder positivement ce moment qui clôt votre recherche

Surtout, ne partez pas perdant en vous disant « de toute manière, tout est déjà écrit… ». NON ! Les dés ne sont pas jetés au moment où vous rendez votre mémoire (ou tout autre travail écrit). Ce n’est pas une simple formalité et surtout, votre prestation pourra modifier votre note globale.

C’est d’ailleurs pour cette raison que préparer correctement son oral est une étape primordiale ! D’ailleurs, si jamais vous découvrez des coquilles et erreurs après avoir déposé votre manuscrit, vous pouvez remettre aux différents membres du jury vos errata (liste d’erreurs repérées dans le texte déposé). Vous pouvez par exemple opter pour une présentation sous forme de tableau en 4 colonnes pour les référencer.

Petit point méthodo sur la manière de lister les coquilles de votre écrit !
Lister les coquilles de votre écrit !

Pas besoin de stresser avant le rendu de votre mémoire, au moment où vous êtes encore en train de rédiger… Ne vous dites pas que vous allez vous faire allumer à l’oral car il manque telle ou telle chose (c’est ce que j’ai fait) car vous risquez de vous focaliser sur des points négatifs, ce qui perturbera votre rédaction !

Il faut envisager la soutenance comme un moment P O S I T I F (je ne l’ai absolument pas vécu de cette manière, je vous « rassure »).

Gardez à l’esprit que c’est VOTRE chance de mettre en avant les points forts de votre travail (si vous n’avez pas assez insisté sur ce point dans votre écrit), de pointer du doigt les éventuels défauts de votre travail (si jamais vous n’avez pas non plus voulu en parler dans votre écrit).

Insistez tout particulièrement sur l’originalité de votre démarche !

En général, il s’écoule quelques jours – voire quelques semaines – entre le moment où vous remettez votre manuscrit aux différents membres de votre jury et votre soutenance. Profitez de ce temps pour décompresser ! Prenez du recul sur votre travail !

C’est également l’occasion de relire des notes pour être fin prêt pour l’oral… Et, si jamais vous retrouvez, tout à fait par hasard, des notes qui vous paraissent essentielles (mais que vous avez omis de mentionner dans votre mémoire), alors pas de panique : ajoutez sereinement ces éléments à votre préparation orale !

Éléments à ne pas oublier

Vous parlez à la première personne (contrairement à votre écrit dans lequel vous avez privilégié le « nous »).

C’est tout bête, mais apportez votre exemplaire personnel, car si jamais on vous demande d’expliquer une phrase (à une page spécifique), c’est plus simple d’avoir votre document sous les yeux pour y répondre plutôt que de devoir emprunter l’exemplaire d’un des membres du jury... Vécu personnel pour ma soutenance de M1 d'histoire de mon côté... Cet épisode m'a bien vaccinée ! Soyez pro !

Apportez vos errata si jamais vous avez constitué une liste d’erreurs.

Pensez à bien respecter le temps qui vous est imparti pour l’oral (ce critère sera évalué par le jury) : utilisez votre montre ou le chronomètre de votre smartphone (en mode silencieux bien sûr). N’oubliez pas de vous entraîner (plusieurs fois) en amont pour mieux gérer le débit de votre voix et être plus à l’aise le jour de l’oral !

Astuces pour le diaporama à présenter

Proposez un contenu essentiellement visuel, c’est-à-dire qu’on évite les longs textes et qu’on privilégie les schémas et les tableaux ! Attention : la résolution des images projetées sur écran est inférieure à celle des textes imprimés !

Pour le rare texte que vous ferez figurer : mettez des titres percutants et problématisés.

On reste concentré et synthétique à l'oral !

Comme le texte est également moins lisible, il faut privilégier des caractères sans empattement (sauf éventuellement pour les titres). Mettez le texte en 18 pt car en dessous, il sera moins lisible.

Pour le nombre de diapos, comptez 2 à 3 minutes par slide (attention à ne pas trop en mettre !). Gardez toujours à l’esprit que vous devez être synthétique !


Besoin d'un coup de pouce ?

Si après la lecture de cet article, vous peinez encore à préparer votre oral, mais que vous avez tout de même des idées, je vous propose de faire un petit point rapide pour établir plus finement cette étape décisive de votre recherche


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